American Journal of Research in Humanities and Social Sciences ISSN (E): 2832-8019 Volume 34, | March - 2025 P a g e | 12 www.americanjournal.org L’EFFET DE L’INTERFERENCE D’IGBO SUR D’APPRENTISSAGE DU FRANÇAIS LANGUE ETRANGERE AU NIGERIA Barine Okoro Diinee, Ph.D. Department of Foreign Languages and Literatures University of Port Harcourt Choba – Port Harcourt, Nigeria 08084666627, barinediinee@gmail.com Omodu Darling Jacqueline E-mail darlynluv77@gmail.com 08033136151 A B S T R A C T K E Y W O R D S In the course of this study, we examined the effect of Igbo interference on the learning of French as a foreign language in Nigeria. We studied the types of interferences, those that hinder the learning of French among the students of the University of Port Harcourt, the dangers of interference and measures taken to mitigate such interferences among the Igbo students. We used four objectives and four research questions. Questionnaire was also used to obtain data for the study. At the end of the analysis, we found that interference is a recurring decimal in language studies. The study also showed that grammar, pronunciation, orthography, false friends, etc, are some of the causes of interference. Interference, Igbo, learning, French as a foreign language and teaching. Introduction Apprendre une langue implique l’emploi d’une autre langue déjà maitrisée appelé la langue maternelle ou première langue (L1). C’est aussi la langue source. Celle qu’on apprend s’appelle la deuxième langue ou langue cible (L2). Celui qui apprend une langue s’appelle l’apprenant. Il arrive parfois qu’au cours de l’apprentissage d’une deuxième langue, il y a des erreurs qu’on peut trouver dans la langue cible. C’est parce qu’il transfère les habitudes linguistiques de la première langue dans l’apprentissage de la deuxième langue. Cette influence venant de la connaissance et maitrise de la première langue ou langue maternelle est ce qu’on appelle l’interférence. Elle se manifeste à tous les niveaux de l’organisation linguistique : la phonétique, la phonologie, la morphologie, la syntaxe et la sémantique. Quand les structures des deux langues se ressemblent il y a la facilité ou l’aisance d’apprentissage. C’est ce qu’on appelle l’interférence positive. Alors quand les structures des deux langues impliquées dans l’apprentissage sont différentes, il existe l’interférence négative car elle empêche l’apprentissage par des difficultés. American Journal of Research in Humanities and Social Sciences Volume 34 March - 2025 P a g e | 13 www.americanjournal.org Au cours de l’apprentissage d’une langue il y a parfois la production d’une métalangue, un mélange entre les deux langues et a il y a le pidgin. L’apprenant n’a pas assez de vocabulaire pour s’exprimer. Cette recherche est centrée sur l’influence de la langue maternelle sur l’apprentissage du français chez les apprenants igbo. Il est vrai que l’apprentissage des langues n’est pas facile à cause de l’existence de faux-amis, homographes et même homophones. C’est la raison pour laquelle l’interférence existe à tous les niveaux linguistiques. Plusieurs chercheurs ont déjà étudié le concept d’interférence. A cet égard on peut mentionner Yule (2006), Crystal (1998), Edung (1993), Udom (2022) et les autres. Cependant rien n’a été fait concernait l’influence de la langue maternelle sur l’apprentissage du français chez les apprenants Igbos. C’est la raison pour laquelle nous avons choisi ce sujet de recherche avec une population choisie de l’Université de Port Harcourt. Ce sujet reste un problème à résoudre. Il est possible que les résultats de cette recherche vont nous aider à remplir ce vide littéraire. En s’appuyant sur le titre et le but de cette étude, nous allons poursuivre les objectifs spécifiques donnes ci-bas : i. Examiner les types et nature de l’interférence linguistique. ii. Trouver comment l’interférence influence l’apprentissage du français parmi les apprenants Igbos. iii. Identifier les dangers de l’interférence. iv. Suggérer quelques solutions aux problèmes engendres par l’influence de l’interférence parmi les apprenants Igbos. A l’aide des objectifs de l’étude, les questions qui, suivent peuvent nous guider au cours de la recherche: i. Quels sont les types d’interférence rencontrés par les apprenants Igbos dans les cours de français langue étrangère ? ii. Comment peut l’interférence se manifester au cours de l’apprentissage du français langue étrangère? iii. Quels sont les dangers de l’interférence au cours de l’apprentissage du français langue étrangère ? iv. Comment peut ou résoudre les problèmes engendrés par l’interférence pendant un cours de français ? Eclaircissement des concepts Du point de one linguistique, l’interférence est le transfert des habitudes déjà acquises de la langue première à la langue seconde résultant à la production des énoncés agrammaticaux par les apprenants (Udung, 2010). Ce type de transfert s’appelle le transfert négatif parce qu’il décourage l’apprentissage de la nouvelle langue aussi appelée la langue seconde ou encore la langue cible. Yule (2006) définit l’interférence ainsi : « transferring an L1 feature that is really diffèrent from the L2 results in a negative transfer and it typically isn’t effective for L2 communication. It should be noted that negative transfer is sometimes called l’interférence ». Donc, selon cet auteur, le transfert d’une structure différente à la deuxième langue engendre le transfert négatif qui empêche son apprentissage. C’està noter que l’interférence se manifeste à plusieurs niveaux linguistiques à savoir la phonologie, le lexique, la syntaxe, la morphologie et la sémantique. Au cours de l’apprentissage, l’ensemble d’erreurs fait par l’apprenant en essayant de produire les mots ou les expressions de la deuxième langue American Journal of Research in Humanities and Social Sciences Volume 34 March - 2025 P a g e | 14 www.americanjournal.org s’appelle l’interférence. Par exemple, si l’on dit « Je suis 10 ans» au lieu de « J’ai 10 ans », c’est une interférence venant de la connaissance de l’anglais, première langue ou langue maternelle, de l’apprenant du français. Aussi, un apprenant igbo du français peut traduire « lendemain » comme « le frère de demain » parce qu’en igbo c’est l’équivalent (nwanneechi). Le concept de langue maternelle C’est la première langue acquise par un enfant au sein de la famille ou la communauté. Hornby (2010) définit le terme ainsi « the language that you first learn to speak when you are a child ». Cela veut dire que la langue maternelle est acquise au sein du foyer de l’enfant. Au Nigeria, il existe plusieurs langues maternelles par exemple, nous avons le haoussa, l’igbo, le yorouba l’urhobo, l’izon, l’isoko, le kanouri, le gwari, le zoulou etc. Chaque tribu possède sa langue maternelle. Dans chaque état, il y a quelques langues maternelles. C’est pertinent de remarquer que une langue étrangère, par exemple, l’anglais peut être une langue maternelle pour certains enfants à cause de leur lieu d’enfance qui est soit rural soit urbain. Le concept d’apprentissage L’apprentissage est une activité qui a lieu dans la salle de cours entre le maître et l’apprenant. C’est au cours de l’apprentissage qu’on gagne des connaissances valeurs, attitudes, croyances et mœurs de la société. Pendant l’apprentissage, le professeur ou l’enseignant impacte des choses à l’apprenant ou l’enfant. Il permet à un individu de percevoir des objets et d’interagir avec les autres et de les intégrer sur les dimensions sociales, cognitives, et affectives. C’est l’ensemble de ses dimensions d’apprentissage qui transforme l’individu qui subit l’apprentissage (Jolly-Ngah, 2024 :17). Quandà Beillerot (1989), l’apprentissage est un processus qui permet à l’apprenant de créer des savoirs pour pourvoir penser et agir. Cela veut dire que l’apprentissage permet à l’élève ou l’apprenant de créer à l’antérieur de lui-même du savoir pour penser et agir. Pour Delevay (1992), l’apprentissage est un processus ou un acte de perception, d’interaction et d’intégration d’un objet par un sujet. C’est aussi ajouté par cet auteur que l’apprentissage est l’acquisition des connaissances et développement d’habiletés, d’attitudes et de valeurs qui s’ajoutent à la structure cognitive d’une personne. Legendre (1993) a défini le terme comme un processus qui permet l’évolution de la synthèse des savoirs, des habiletés, des attitudes et des valeurs d’une personne. Le dictionnaire Le Robert (s.d) définit l’apprentissage comme faire apprendre un métier manuel ou technique, ensemble des activités de l’apprenti. Il ajoute que l’apprentissage consiste à acquérir des connaissances, des compétences, étudier les valeurs culturelles par l’observation, l’imitation, l’essai, la répétition et la présentation. Jolly-Ngah (2024) a reconnu quelques types d’apprentissage. Selon elle, il y a trois types d’apprentissage. Ce sont l’apprentissage par essai-erreur, l’apprentissage par cœur et l’apprentissage organisationnel. L’apprentissage par essai – erreur implique la résolution des problèmes par la manipulation des informations qu’on vient de recevoir dans la tête, la mise du cerveau en situation de test et puis la correction. Le deuxième type est la minimisation basée sur la répétition. Il encourage la compréhension et la mémoire sémantique. Le troisième consiste à apprendre tous par le. Ce dernier le contente pour tester les idées et les théories de l’apprenant. Enfin, l’apprentissage administratif or organisationnel est celui fait au sein d’une organisation pour intervenir dans la gestion des connaissances. American Journal of Research in Humanities and Social Sciences Volume 34 March - 2025 P a g e | 15 www.americanjournal.org Le Dictionnaire de didactique français (2012) voit l’apprentissage comme « l’ensemble d’activités volontaires et conscientes visant de façon explicite l’appropriation d’une compétence, un savoir, d’une information souvent dans un contexte institutionnel avec ses propres normes et rôles : école, enseignant, apprenant, emploi de temps. Aperçu général de la langue igbo Le peuple igbo occupent la région sud-est du Niger Delta au Nigéria. C’est le centre de l’ancien Eastern Région dont le siège est à Enugu. D’après Emenanjo (2015) cité par Uche (2021), le peuple igbo compte plus de 20 millions de locuteurs natifs. Il ajoute, citant Linux (2010) qu’une estimation de 1 ou 2 millions d’autres Nigérians parlent igbo comme langue seconde, et qu’il est également parlé par 3 à 5 millions de personne de la diaspora. L’igbo est parlé dans divers dialectes dans les Etats d’Abia, d’Imo, d’Anambra, d’Enugu et d’Ebonyi tous dans la partie orientale du Nigeria (Eastern Region of Nigéria, selon Eze (s.d). De plus, l’igbo est parlé par une population répandue dans certaines parties des Etats de Delta et de Rivers. La langue igbo appartient à la famille linguistique appelée Kwa du Niger-Congo. Sa tonalité est haute et basse (Gale Group Incorporated, 1999), cité par Uche (2021:2). L’igbo comprend deux sous – systèmes de 8 voyelles rigoureusement isomorphes de 4 voyelles avancées et de 4 voyelles rétractées et ces deux –systèmes se conforment généralement de façon stricte à la règle d’harmonie vocalique en igbo (Onumajuru, 2012). Les voyelles igbo sont i, i, u, o, u, o, e et à L’igbo standard utilise 27 consonance sont p, b, ch, d, k, g, kw, kp, j, g, gw, gb, m, n, ɲ, ŋ, nw, f, v, ӡ, z, l, r, y, gh et h. Cela veut dire que le système consonantique igbo contient quelques consonnes simples et les autres doubles. Cadre théorique de la recherche Pour cette recherche, nous allons adopter le cognitivisme et le behaviourisme. i. Le Cognitivisme Le cognitivisme s’appelle aussi le mentalisme. Cette théorie a été fondée par Stanley Schachter (1964) des Etats – Unis, comme cité par Nnamdi (2019). Les autres fondateurs de la théorie sont Noam Chomsky et Epic Lennebery. Cette théorie a été fondée en réaction contre le behaviourisme. Le cognitivisme voit l’enfant comme un participant actif qui a un rapport avec son milieu. L’enfant influence son milieu et son milieu l’influence. Cela veut dire que le développement de la langue par l’enfant enuprend deux côtes, le milieu et l’apprenant lui-même. Cette théorie met l’accent sur la compétence et la performance de l’apprenant. Les cognitivistes croient que l’apprentissage d’une langue est mental, humain et dépend de l’esprit. ii. Le Behaviourisme Le behaviourisme est une théorie d’apprentissage des langues qui met l’accent sur le développement des habitudes, le comportement, le renforcement, la répétition, l’essai – erreur et la pratique. (Dulay et al, 1982). Aussi, la théorie croit que l’apprentissage des langues est universel et dépend de la société, l’apprenant, le milieu, les livres, les professeurs et d’autres facteurs psychologiques (Dineen, 1967). L’esprit de l’enfant est vide mais n’est pas encore pollué, selon les behaviouristes. Skinner (1957) a appliqué la notion de stimulant – réponse qu’il a déjà fait avec les rats aux êtres humains. Selon lui, l’entrée s’égalise à la sortie. Ce qu’on apprend est le résultat de son milieu. American Journal of Research in Humanities and Social Sciences Volume 34 March - 2025 P a g e | 16 www.americanjournal.org Influence de la langue maternelle sur l’apprentissage de la langue étrangère L’apprentissage de la deuxième langue implique toujours l’interférence de la première langue ou langue maternelle. A cet égard, plusieurs recherches ont été faites par les chercheurs de l’acquisition de la deuxième langue ou langue seconde (L2). Ce groupe de chercheurs a commencé depuis les années 1970 en Europe et en Amérique. Ils ont observé que la langue produite par les apprenants de L2 ne conforment pas à la langue cible. Leurs erreurs révèlent une connaissance incomplète et systématique de la L2. C’est ce que Selinker (1972) appelle l’interlangue. C’est l’intermédiaire entre la langue source (L1 ou LM). Quelques études portant sur l’analyse d’erreurs des années 1970 révèlent que certaines de ces erreurs ne sont pas engendrées par l’influence de la L1 (Richard, 1974), cité par Spada et Lightbown (2010 :109) dans Schmitt (2010). Par exemple, un apprenant anglais du français ne sait pas que l’inversion du nom propre n’est pas possible en français pour le sujet. Ou ne peut pas dire : Parle Jean français ? À partir de la phrase déclarative « Jean parle français ». Au contraire, c’est : « parle- t-il français ?» qu’est possible en français dans la forme interrogative. Kellerman (1986) aussi cité par Spada et lightbown (2010 :118), a fait une recherche sur l’influence de L1 que les autres. Kellerman a dit que la prononciation et la syntaxe sont plus influencées que les morphèmes grammaticaux. Encore, il a ajouté ainsi: «Learners seem to be sensitive to the fact that some patterns in the L1 are idiomatic or unusual in some way and are therefore not transferable. When learning a language which in very different from the L1, learners are lesslikely to attempt transfer ». Cela veut dire que quand on rencontre des expressions idiomatique dans la langue source, c’est – à – dire, le français, on tend de transférer ce segment en langue cible. Amadi (2024) a fait une recherche sur les problèmes de l’apprentissage du français oral chez les étudiants de l’Université de Port Harcourt. Elle a mis l’accent sur la phonétique française. Elle a identifié l’interférence de la langue maternelle comme l’un des obstacles de l’apprentissage du français chez les étudiants de cette Université. A cet égard elle a dit : « La langue maternelle interfère grandement avec la langue anglaise, les langues nationales (igbo, haoussa et yorouba) et même avec les langues étrangères comme le français, l’allemand, etc. il est toujours très leurs langue locale on maternelle, au lieu de la langue anglaise. L’interférence de la langue maternelle empêche les apprenants du français de repenser el de reformuler leurs pensées dans la langue cible, qu’est le français (Amadi, 2024 :13). Udom (2023) a conduit une étude sur l’influence de l’efik sur l’apprentissage du français. Elle a observé que certaines voyelles françaises ne sont pas prononçables aux étudiants efik qui apprenant le français. Par exemple les voyelles /Ɛ/ est prononcée /e/ chez les Efiks parce qu’il n y a pas de /e/ en efik. Elle a conclu que l’absence des voyelles / /, /Ɛ/, / / /et/ /œ/ produit de la difficulté chez les apprenants efiks du français. D’après Debyser (1971), la langue maternelle joue toujours un rôle perturbateur au cours de l’apprentissage d’une langue étrangère quelles que soient les précautions prises pour l’éviter. Il ajoute que l’influence de la L1 aurait donc des effets maints qui incluent des transferts positifs, des transferts négatifs et les interférences. Quand on apprend une langue étrangère, l’on a tendance de transférer consciemment ou inconsciemment les habitudes de la langue maternelle (L1) vers la langue étrangère. C’est ce qu’on American Journal of Research in Humanities and Social Sciences Volume 34 March - 2025 P a g e | 17 www.americanjournal.org appelle le transfert négatif parce que la syntaxe et la morphologie de la L1 se diffèrent de celles de la L2. Alors, l’apprenant produit une métalangue dans la langue cible vec des énonces agrammaticaux (Udung, 2010). Mfon (1995) a conduit the recherche sur l’interférence linguistique dans une classe de francais chez les ibibio. A la fin de son analyse, elle a fait la recommandation suivante : « Un professeur de langue doit se rendre compte des particularités linguistiques dans la langue locale et veiller à le non intrusions des habitudes acquises dans la langue maternelle dans la pratique d’une nouvelle langue (L2) surtout quand il s’agit de l’acquisition d’une langue étrangère… » Ici, Mfon veut dire qu’il faut du soin de ne pas transférer les habitudes déjà acquises dans la langue maternelle (L2) a la langue décode ou langue cible d’apprentissage (L2). Cependant, ce n’est pas le professeur qui pout échapper aux erreurs mais c’est l’apprenant. Les apprenants font les erreurs et le professeur les corrige. C’est la situation linguistique qu’ou attend toujours et partout. De plus, dans une recherche conduite par Ajani, Sanni et Sanni (2018) sur l’interférence morphologique chez les apprenants yoruba phones en classe de FLE au Nigéria basée sur les étudiants de Nigéria French Language village Ajara – Badagry, ils ont observé que les apprenants ont fait beaucoup d’erreurs en français à cause de l’influence des transferts négatifs venant du yorouba (L1). Ces chercheurs ont constaté que la structure syntaxique d’une phrase yorouba est soit OSV, sort SVO. Cependant, en français la structure OSV n’existe pas. Encore, l’adjectif qualificatif yorouba est fige. De plus, l’article est omis en yorouba. Les exemples d’erreurs sont. 1. « Nourriture je mange» (Onje ni mo n je) au lieu de eje mange la nouriiture » 2. « Classe je vais » (Oja ni o nlo) au lieu de « Je vais en classe). Ces phrases portent la tructure OSV (Objet-sujet-verbe), comme déjà observé par Bamgbose (1999). L’absence de l’article est vue dans : 1. « Il me donne devoir» lien de « il me donne le devoir ». 2. « Je donne au professeur cahier » au lieu de « Je donne le cahier au professeur » Au contraire, le mot na, un adjectif démonstratif remplace un article en yorouba comme dans obirin na (femme la), Oluko na (professeur le), etc. Ces chercheurs ont enfin propose l’approche de l’analyse contrastive pour l’enseignement du français langue étrangère. Par ce mayen, l’enseignant fait un contraste de la syntaxe yorouba et celle du français. Dans une recherche conduite par Nwachukwu, Acheru et Dikeh (2023) sur l’analyse des interférences syntaxiques en français chez les apprenants anglophones d’origine ikwerre, il a été oberve que l’ikwere n’a pas de distinction entre le masculin et le féminin. Par exemple, voyons les expressions qui suivent : 1. Nwɔ riya kem bu viye mma - la fille est belle 2. Nwɔ ruka kem bu nye nma - le garcon est beau 3. Rumu riya kem bu ele nma - Les filles sont belles 4. Rumu ruka kem bu ele nma - Les garçons sont beaux Le même adjectif nma reste invariable pour les filles et les garçons. Deuxièmement les adjectifs possessifs restent aussi invariable pour les noms masculins et les avons féminin comme dans les exemples suivent bien qu’ils s’accordent en genre avec les nous en français : American Journal of Research in Humanities and Social Sciences Volume 34 March - 2025 P a g e | 18 www.americanjournal.org Aka m - ma main ochi m - mon pied Nda m - mon père Nne m - ma mère Le possessif m reste invariable en Ikwerre alors qu’il y a un accord en français (ma/mm) suivant le genre du mon possédé. Ces chercheurs ont enfin propose l’approche de l’analyse contrastive pour l’enseignement du français langue étrangère. Par ce mayen, l’enseignant fait un contraste de la syntaxe yorouba et celle du français. Méthodologie Cette recherche a adopté les approches qualitative et quantitative. La population de cette recherche comprend les étudiants de « Department of Foreign Languages and Literatures, University of Port Harcourt, Nigeria ». Ils appartiennent des 1e, et 4e Années de licence. Ceux de la 3e Année étaient absents parce qu’ils faisaient partie du programme de l’Année à l’Etranger a « Nigeria French Language Village, Badagry, Lagos » Ceux de la 1e Année ont été exclus de l’échantillon. L’Année scalaire était celle de 2023/2024. Vingt-cinq étudiants ont été sélectionnés de chaque Année produisant cinquante au total. Comme l’échantillon de la recherche. Parmi eux, cinq (5) étaient maries ; quarante- cinq (45) étaient célibataires. Personne n’était divorce ou sépare. Les donnée ont été obtenues avec un questionnaire. Ces données ont été étalées dans un tableau de fréquence et pourcentage. Analyse des questions Première Question Quells sont les types d’interférence rencontrés par les apprenants igbo phones l’Université de Port Harcourt ? Le Tableau 1 ci-dessous fournit les résultats ou les réponses pour cette question. Type d’interférence Fréquence Pourcentage Phonétique (Voyelles/Consonnes) 40 80% Phonologique (liaison, élision, etc) 37 74% Morphologique (accord/conjugaison) 45 90% Syntaxique (l’ordre des mots) 47 94% Sémantique (sens des mots) 39 78% Lexique (vocabulaire 46 92% Tableau 1 : Type d’interférence En s’appuyant sur les résultats donnés ci-haut, nous voyons que 40 (80%) des participants ont mentionné l’interférence phonétique ; 37 (74%) étaient pour l’interférence phonologique et 45 (90%) pour l’interférence morphologique. Les autres résultats sont 47 (94%) pour l’interférence syntaxique ; 39 (78%) pour l’interférence sémantique et 46 (92%) pour l’interférence lexique. Cela vent dire que tous les types d’interférence sont rencontres pas les étudiants à l’Université de Port Harcourt et les autres institutions supérieures nigerianes. American Journal of Research in Humanities and Social Sciences Volume 34 March - 2025 P a g e | 19 www.americanjournal.org Deuxième Question Comment peut l’interférence se manifester au cours de l’apprentissage de français langue étrangère ? (i) A l’oral (ii) A l’écrit Le Tableau 2 ci-dessous montre comment l’interférence se manifeste au cours de l’apprentissage du français langue étrangère. Manifestation d’interférence Fréquence Pourcentage A l’oral 46 92% A l’écrit 37 84% Tableau 2 : Manifestation d’interférence Selon le Tableau 2 ci-haut, 46 (92%) des participants ont mentionné la manifestation orale d’interférence alors que 42 (84%) ont choisi la manifestation écrite d’interférence. Donc, on peut dire que l’interférence est plus visible au niveau oral parmi les étudiants apprenant le français langue étrangère. Troisième Question Quels sont les dangers de l’interférence ? Énumérez-les. Le Tableau 3 ci-dessous montre les dangers de l’interférence lors de l’apprentissage de français. Dangers de l’interférence Fréquence Pourcentage Difficulté de communication 40 80% Limitation de compréhension 43 86% Manque de confiance 32 64% Problème de prononciation 40 80% Mauvais vocabulaire 39 78% Influence des faux – amis 45 90% Alternance codique 33 66% Erreurs grammaticales 46 92% Recours à la structure igbo 28 56% Réduction de fluence et efficacité 37 74% Discussion i. La première découverte de ce travail est que les étudiants igbo phones font face à l’interférence en apprenant le français langue étrangère aux niveaux phonétique, phonologique, morphologique, syntaxique, sémantique et lexical. Cela veut dire que l’interférence se manifeste à tons les niveaux linguistiques. Ces types d’interférence porte sur les voyelles, les consonnes, la liaison, l’assimilation, l’élision, l’accord, la conjugaison, l’ordre des mots, les significations et le vocabulaire. Cette observation a été déjà faite par Debyser (1970), Udung (2010) et Umoh (2024). ii. Deuxièmement, nous avons également observé que l’interférence se manifeste à l’écrit et à l’oral. Plusieurs chercheurs, ont jadis observé cette nature de l’interférence linguistique parce qu’elle affecte la grammaire, l’orthographe et la phonétique, parmi les autres composantes d’un cours de français. iii. Troisièmement, l’étude a révélé que plusieurs dangers sont rencontrés par les étudiants de français au niveau compréhension, grammaire, la fluence communicative, la prononciation, les faux – amis etc. American Journal of Research in Humanities and Social Sciences Volume 34 March - 2025 P a g e | 20 www.americanjournal.org iv. Enfin, la recherché a énumère plusieurs mesures pour réduire l’effet de l’interférence chez les étudiants igbophones du français langue étrangère. Ces mesures sont l’émersion culturelle et linguistique, l’atelier des professeurs, le séminaire des professeurs, l’emploi de l’analyse d’erreurs, l’emphase sur l’oral, la grammaire et le vocabulaire, etc. Ces observations ont déjà été faites par plusieurs chercheurs linguistiques. Conclusion Lors de cette recherche, nous avons pu chercher les types d’interférence, comment elle se manifeste, ses dangers et les mesures pour améliorer l’apprentissage du français langue étrangère. Donc, en s’appuyant sur nos résultat, cette recherche conclut qu’il faut maîtriser les règles phonétiques et grammaticales, le vocabulaire dans plusieurs domaines, avoir un laboratoire des langues et les multimédia. Deuxièmement, il faut organiser des ateliers et séminaires pour les professeurs de français. Les étudiants peuvent faire des excursions afin qu’ils savent et apprécient la culture et la civilisation françaises et francophones. Recommandations Les recommandations qui suivent ont été proposées pour le public, les chercheurs, les étudiants, le Ministère de l’Education, etc : 1. Les étudiants igbo phones doivent essayer d’identifier les voyelles et consonnes françaises qui ne sont pas disponible en igbo. Cela va les aider à étudier une difficulté orale. 2. Les organisations gouvernementales et non-gouvernementales peuvent établir un partenariat pour le sponsoring des programmes français des écoles primaires, secondaires et tertiaires. 3. Les professeurs doivent être bien formés en grammaire, phonétique et littérature pour acquérir la culture française. 4. Les matériels pédagogiques modernes doivent être fournis pour les écoles à tous les niveaux. 5. Les ateliers et séminaires des professeurs sont nécessaires pour leur développement des dextérités pédagogiques. Références 1. Ajani, A. L. Sanni, R. O. et Sanni, M. A. (2008). 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