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LE STYLE ET LA TECHNIQUE DE NARRATION D’AMINATA 

SOWFALL DANS DOUCEURS DU BERCAIL 

  

 

Muotoo Chukwunonso .H. 

Department of Modern European Languages 

Nnamdi Azikiwe University, Awka 

Email:chukwunonsomuotoo@yahoo.com 

 

 

Résumé 

 

Beaucoup de critiques littéraires ont travaillé sur les œuvres d’Aminata Sow 

Fall. Beaucoup d’entre eux ont travaillé sur Douceurs du Bercail. Aminata 

Sow Fall est écrivaine sénégalaise qui occupe une place privilégiée en tant que 

sociocritique dans la littérature africaine d’expression française. Ainsi, 

Douceurs du Bercail lui sert d’instrument pour critiquer le racisme, 

l’oppression et la violation des droits de l’homme. Cette écrivaine travaille 

d’une manière consciente qui rend son œuvre artistique. Il faut noter que son 

style distingue son œuvre des autres œuvres. Sow Fall choisit son langage 

d’une manière consciente et systématique pour bien aborder son message. 

Dans cette étude, nous allons examiner le style que l’auteur emploie dans 

Douceur du Bercail et révéler les diverses normes stylistiques utilisées par 

Aminata Sow Fall dans Douceurs du Bercail.  

 

Abstract 

 

A lot of literary critics have worked on the works of Aminata Sow Fall. A lot 

of them have worked on Douceurs du Bercail. Aminata Sow Fall is a 

Senegalese writer who as a sociocritic, occupies a priviledged place in African 

Literature of French expression. Hence, Douceurs du Bercail, for her, serves 

as an instrument of critiquing racism, oppression and the violation of human 

rights. The writer works in a conscious manner which makes her work artistic. 

It is worthy to note that her style distinguishes her works from others. Sow 

Fall chooses her language in a conscious and systematic manner in order to 

pass her message. In this study, we are going to examine the style that the 

author used in Douceurs du Bercail and highlight the different stylistic norms 

employed by Aminata Sow Fall in Douceurs du Bercail. 

 

 



 

 

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INTRODUCTION 

 

Aminata Sow Fall est née le 27 avril, 1941 à Saint Louis au Sénégal. Après 

quelques années passées au Lycée Van Vo de Dakar, elle se rend ensuite en 

France où elle prépare une licence de lettres modernes. Elle se marie en 1963 

puis elle rentre au Sénégal où elle devient enseignante. Elle travaille ensuite 

dans le cadre de la commission Nationale de Réforme de l’Enseignement du 

Français. De 1979 à 1988, elle était la directrice des Lettres et de la Propriété 

intellectuelle au ministère de la Culture et directrice du Centre d’Etudes et de 

civilisations. Cette écrivaine est aussi la fondatrice de la maison d’édition 

Khoudia, du Bureau Africain pour la Défense des Libertés de l’Ecrivain 

(BADLE) à Dakar. Elle est Docteur Honoris Causa des nombreuses 

universités étrangères.  

 

Quand on parle des œuvres d’Aminata Sow Fall, on parle d’une  littérature 

engagée qui traite des réalités sociales. Cette écrivaine lance un appel 

révolutionnaire. Elle écrit aussi sur les conditions sociales au Sénégal en 

particulier, et l’Afrique en général. L’œuvre de Sow Fall est consacrée 

généralement à la société sénégalaise postcoloniale. L’ère postcoloniale 

africaine se compose des Africains en train de manifester les maux sociaux de 

l’administration coloniale. Ainsi, elle prend une tache de condamner ces 

malfaisances à travers leurs œuvres. Elle s’intéresse beaucoup à la vie sociale 

et culturelle, et surtout l’évolution de la société vers ce qu’on appelle le 

modernisme. Elle montre que la société fournit la littérature. Avec ses œuvres, 

elle souligne que c’est la littérature qui fait changer la société et que la 

littérature amène l’espoir et le progrès de la société.  

 

Douceurs du Bercail est le sixième œuvre d’Aminata Sow Fall. Le récit est 

raconté par l’auteur lui-même d’une manière consciente. L’histoire commence 

par l’atterrissage de l’avion qui a été pris par Asta, suit par les activités à 

l’aéroport. Asta qui est le personnage principal du récit est sénégalaise et elle a 

quarante-cinq ans. Elle est une femme divorcée avec trois enfants dont deux 

filles à savoir Maram et Sira et puis un fils qui s’appelle Paapi. Asta étant une 

jeune journaliste est mandatée en Europe par l’organisme qui l’emploie pour 

couvrir une conférence. À l’aéroport, le contrôle de routine se révèle exigeant 

et mesquin. Asta est mise aux arrêts.  

 

L’intrigue de ce récit commence à la douane. Les douaniers posent beaucoup 

de questions aux voyageurs qui quelque fois sont frustrés. La souffrance 

d’Asta commence lorsque la douanière trouve un objet minuscule en fouillant 



 

 

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ses bagages. Cette action provoque Asta et elle réagit. Elle est donc enfermée 

dans les caves. Aminata Sow Fall en décrivant ces caves dit ; 

Un espace rectangulaire surpeuplé d’hommes, de femmes et d’enfants. 

L’endroit s’appelle officiellement « le dépôt ». Les pensionnaires l’ont 

dénommé « l’escale ». (39)   

  

On constate les souffrances et les malheurs qui arrivent aux gens dans le 

dépôt. Ils attendent d’être expulsés vers leurs pays d’origine. Dans ce dépôt, 

Asta rencontre Code, Sega, Yakham, Dianor et Babou. Ils sont tous des 

personnages dans Douceurs du Bercail. La romancière conseille aux gens et 

même à tous les africains de chercher d’autres moyens de se débrouiller  au 

lieu de se soumettre à toutes sortes d’humiliations à la douane. Elle vise à 

transmettre la dignité de l’être-humain dans ce roman. Le ton d’Aminata Sow 

Fall dans ce récit est frappant. Son ton est celui d’avertissement. Elle vise à 

attirer l’attention des immigrants africains qui quittent l’Afrique pour voyager 

en Europe. 

 

NOTION DU STYLE 

 

Ce qui distingue un auteur des autres c’est le style et l’emploi du langage. Le 

style employé par un auteur peut être défini comme une manière d’utiliser le 

langage, voire les expressions dans son œuvre. D’après le Dictionnaire 

Hachette, le style est ‘‘une manière d’utiliser le langage propre à un auteur ou 

à un genre (1060). De sa part, Le Petit Larousse définit le style comme ‘‘une 

manière particulière d’exprimer sa pensée, ses émotions et ses sentiments 

(967). Aduke Adebayo affirme que ‘‘le style est une emphase (expressive, 

affective ou esthétique) que l’on ajoute à l’information contenue dans l’énoncé 

sans altération du sens. Ce qui veut dire que la langue exprime et le style met 

en relief (121). Le style d’une œuvre aide les lecteurs du texte à mieux 

comprendre et apprécier une œuvre littéraire. Le style peut être défini comme 

une manière ou une façon d’utiliser les moyens d’expression du langage.  

 

Ayant vu les définitions du style, on dirait que chaque écrivain se sert des 

styles différents pour exprimer sa pensée dans une œuvre. Douceurs du 

Bercail est un récit raconté par l’auteur lui-même d’une manière consciente 

totale apparemment impersonnelle qui émet l’histoire d’un point du vue 

supérieur. C’est le style de l’auteur qui distingue son œuvre des autres œuvres. 

Aussi, c’est le bon emploi du langage qui peut permettre les lecteurs pour 

mieux comprendre et apprécier une œuvre littéraire. La vivacité du style d’un 

auteur nous permet d’atteindre une compréhension nette de son texte. Dans le 



 

 

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style d’Aminata Sow fall dans Douceurs du Bercail, on voit l’emploi des 

images, des symboles, des rythmes et des figures rhétoriques. Les normes 

stylistiques employées dans ce roman comprennent la métaphore, la 

comparaison, la personnification, la synecdoque, l’ironie, la litote, l’hyperbole 

et l’allitération. Aminata Sow Fall permet le transfert du sens par une 

substitution analogique en employant la métaphore. Elle dit ; 

<<Le courage est une richesse extraordinaire >> (106). 

Lorsqu’ un écrivain cherche à établir une ressemblance entre deux êtres, deux 

choses ou deux idées, on utilise la comparaison. Cette figure de style se réfère 

au rapprochement de deux mots, le comparé et le comparant. Dans ce récit, la 

comparaison est évidente. Sow Fall dit ; 

<<Elle était partie comme une flèche>>(71). 

L’auteur compare le départ d’Asta avec une flèche spontanée et directe parce 

que le but de voyage d’Asta est officiel et elle est partie avec des papiers 

authentiques. Un autre exemple de la comparaison dans le récit est lorsque 

Sow Fall dit ; 

<<Ses deux mains comme les crocs d’un automate>> (27). 

Avec cette phrase, on compare les mains d’Asta avec les crocs d’un automate 

qui rend claire la gravité de la colère d’Asta et comment elle agrippe de toutes 

ses forces, les dents serrées et elle n’entend pas le cri déchirant qui attire 

l’attention des policiers.  

 

On remarque l’emploi de la personnification dans ce récit. La personnification 

consiste à évoquer un objet ou une idée sous les traits d’un être humain. C’est 

l’action de personnifier, de représenter une chose abstraite sous les traits d’une 

personne. Sow Fall personnifie le regard de la douanière lorsqu’elle dit ; 

<< à la torture de son regard froid, glacial, inhumain>>(16) 

Elle donne un attribut humain ‘au regard’ pour bien signaler les traitements 

inhumains infligés aux noirs par les blancs.  

 

La synecdoque est aussi employée dans le texte. Selon Ifeoma Onyemelukwe, 

cette notion se réfère à la figure de rhétorique selon laquelle on prend le plus 

pour le moins, la matière pour l’objet, l’espèce pour le genre, la partie pour le 

tout, le singulier pour le pluriel ou inversement(151). Sow Fall utilise <<le 

pied>> pour représenter <<le corps>> lorsqu’elle dit ; 

<<Quelle ne remette plus le pied ici et que tu cesses de la 

fréquenter>>(169)  

 

Le pied ici, représente un être humain. Cette assertion dévoile le racisme des 

blancs contre les noirs. Cela se voit chez Diouldé, le mari d’Anne qui croit que 



 

 

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l’amitié qui grandit entre Asta et Anne va influencer sa femme car les races 

des noires n’ont pas la même valeur. La synecdoque permet d’exprimer un 

tout par une de ses parties, un objet par sa matière et vice-versa. 

 

L’ironie est une autre figure de style évidente dans Douceurs du Bercail. 

D’après Le Nouveau Petit Robert, l’ironie est <<une manière de se moquer de 

quelqu’un ou de quelque chose en disant le contraire de ce qu’on veut faire 

entendre>>  son interlocuteur (1356). Dans le récit Sow Fall affirme à travers 

la parole de Codé à Dianor ; <<Avez-vous la paix ?>> En répondant à cette 

question, Sow Fall dit ; 

Ah oui Codé ! Nous avons la paix, et comment ! La paix en pagaille-

Regarde : partout la paix, les enfants en paix, moi ma culotte et ma 

chemise fermentées en paix ! Hein Codé paix, paix, paix. Tu es 

contente(91). 

 

L’écrivaine utilise la musique pour expliquer comment les noirs passent leurs 

temps dans le dépôt. Ces gens cherchent à trouver d’amusements. Ainsi, ils 

dansent et chantent en attendant leur expulsion vers leurs pays d’origine. Avec 

la musique, la romancière crée l’humeur. Elle dit ; 

En attendant Godot, dodo, dodo 

A l’escale Godot, que c’est bon dodo 

En attendant Godot, dodo, dodo 

C’est bon, c’est beau, c’est nice dodo 

On peut bien penser au pays dodo 

Avec l’espoir qui fout camp, dodo 

Et les paa qui rasent les murs qui 

S’effritent dodo(50) 

 

L’usage de l’allitération est évident dans le récit. L’allitération, c’est la 

répétition des consonnes initiales et par extension des consonnes intérieures 

dans une suite de mots rapprochés. Dans ce roman, on trouve ; 

‘‘Regarde comme Diaalo est perdu, perdu, pour lui-même, perdu pour nous, 

perdu pour tout le monde’’ (109).  

 

Donc, il peut voir la répétition de la lettre ‘P’. On remarque l’emploi de cette 

figure de style aussi lorsque le narrateur dit ; 

‘‘Le policier tourne et retourne les documents, dans tous les sens, sans les lire 

vraiment’’ (16). 

 



 

 

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Douceurs du Bercail est émaillé d’expression wolof qui est une langue 

sénégalaise. Le récit a des descriptions originales. C’est un roman écrit en 

langue française mais il y a des expressions sénégalaises ou plus 

généralement, africaines car les remarques en langue wolof valent pour la 

plupart des langues africaines. Un exemple de cette langue maternelle qu’elle 

a utilisée dans ce récit, c’est : 

« Jom et de ton fayada » (113) et « Beree, ku mên sa moroom, duma » 

(104). 

 

Concernant les temps employés dans le récit, on remarque l’emploi du présent 

historique, l’imparfait, le passé composé, le futur et le passé simple. Tous ces 

temps aident à exprimer la façon ou la moyenne dont se déroule l’action. Le 

présent historique aide à rendre le récit intéressant. Il fait le récit apparaître 

comme une réalité plutôt que la littérature. Un bon exemple se manifeste 

quand Aminata Sow Fall dit ;  

                ‘‘Elle sait qu’Anne l’attend à la sortie des passagers’’ (6) 

 

L’emploi de l’imparfait est vraiment évident dans le récit. L’auteur utilise ce 

temps pour exprimer des actions qui durent. Voici un exemple ;  

‘‘Ses interlocuteurs ricanaient et exprimaient leur ferme détermination’’ (9) 

 

L’imparfait est utilisé pour décrire une scène et un paysage. Il exprime un fait 

qui a déjà eu lieu au moment où nous nous exprimons mais qui peut encore se 

dérouler. Ce temps tel qu’il manifeste dans le récit aide à situer l’action dans 

la chronologie. 

 

CONCLUSION 

Dans cette communication, nous avons examiné la notion de style et le style 

qu’Aminata  Sow Fall invente pour donner corps à ses idées et son message 

dans Douceurs du Bercail.  Chaque auteur se sert de certains styles littéraires 

pour rendre son message compréhensible aux lecteurs. Le style d’un écrivain 

est sa manière de présenter ses idées dans une œuvre littéraire. En ce cas nous 

avons vu les techniques utilisés par Aminata Sow Fall dans Douceurs du 

Bercail. Son style est fort intéressant.  

En tant que sociocritique et écrivain, elle soumet la littérature aux lois des 

réalités sociales de chaque peuple. Elle est réaliste. Elle est engagée et utilise 

toute opportunité donnée pour réclamer la justice, la paix et la liberté pour tout 



 

 

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le monde dans la société.  Son écriture se caractérise par un recours aux termes 

wolof et par le choix d’un lexique argotique. Le style simple d’Aminata Sow 

Fall, sa manière de ficeler des histoires qui se tiennent lui valent un grand 

succès d’estime auprès des lecteurs.  

 

 

ŒUVRES CITÉES 

Adebayo, Aduke. Textes et travaux de langue française, 

      (Compréhension, Composition, Explication de textes). 

      Ibadan : Jutor Publishing Company, 1993. 

Le Dictionnaire Hachette. France : Nouvelle Ed, 1994. 

Le Petit Larousse. Dictionnaire Encyclopédique. Paris, 1995. 

Onyemelukwe, Ifeoma. The French Language and Literary 

      Creativity in Nigeria. Zaria: Labelle Educational Publishers, 

      2004. 

Sow Fall, Aminata. Douceurs du Bercail. Sénégal : Editions 

      Khoudia, 1998. 

 


